La comptabilité au service de la gestion

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Cinq étapes de base de la mise en oeuvre de la CPA

Le texte suivant est une appréciation commentée des ouvrages Fondement de la comptabilité de gestion 2e édition de Garrison,Chesley,Carroll et Webb ainsi que La comptabilité de Management Prise de décision et Contrôle 4e édition de Boisvert, Laurin et Mersereau.

La méthode proposée par Garrison et Chesley s’articule selon les points suivants;

  1. Définition des activités, des centres de couts et et des unités d’œuvre.
  2. Attribution des couts indirects aux centres de regroupements.
  3. Calcul des couts unitaires des activités.
  4. Attribuer les couts des activités aux objets de couts.
  5. Analyse des marges.

Ce processus a pour mérite d’établir  la nécessité objective d’une schématisation des processus avant  d’appliquer la CPA . Dans sa finalité, elle est un outil permettant d’obtenir une information financière qui servira de talon afin de mesurer une performance passée. Dans l’industrie, elle est généralement associée au domaine manufacturier et industriel.

Garrison et Chestley bâclent sciemment la première étape pour des raisons apparentes de concision et peut-être de convention. Il nous apparait compréhensible que la notion d’activité soit de facto du ressort des opérations plutôt que celui de la comptabilité. Il s’agit bien sûr d’une conception provenant de la tradition voir du folklore comptable. La méthode CPA gagne en profondeur lorsqu’une réflexion approfondie est effectuée au niveau de l’étude des méthodes et du graphique d’analyse de processus (Stevenson et Benedetti). Dans la suite logique de l’analyse du travail, mais beaucoup moins stéréotypé que l’approche de Frederick Winslow Taylor le comptable de management se doit  d’être en mesure de comprendre le travail du travailleur, L’emphase ne sera jamais suffisante sur cette notion puisque la méthode traditionnelle de présentation comptable ne fournit pas assez d’information à cet effet et que de déléguer à un tierce partie le fondement du travail peut laisser place à une vision biaisée difficilement identifiable.

La suite du texte se rapportera à diverses alternatives permettant de mieux cerner la mesure du travail en fonction de la CPA. Je présenterai dans d’autres billets les diverses étapes suivantes avec des chiffres à l’appui.

Intuitivement, la CPA suggère de diviser deux éléments de mesure; les centres de regroupements des couts par activité et les unités d’œuvre. Certaines divisions d’une compagnie sont généralement facilement identifiables. À savoir les commandes des clients avec les clients. Le degré de complexité est généralement associé avec l’opération des machines avec les heures-machines. Remarquons que l’utilisation de la CPA est lourdement chargée de connotation industrielle. Il est concevable de l’appliquer au domaine des hautes technologies, des services ou de la création en prêtant une attention particulière à la notion de temps. C’est, nous croyons humblement la clef de voute de l’application maximale de la méthode. Prenons par exemple le cas suivant;

ABC est une compagnie dans le domaine forestier de bois exotique de première transformation. Elle existe depuis un certain laps de temps et les ouvriers ont développé une expertise avec leur méthode de travail, elle est même documentée. Comparons-lui maintenant une compagnie de recherche essentiellement constituée de chercheurs et d’ingénieurs. Comment est-il possible d’appliquer la première étape de la CPA dans les deux situations de façon équivalente?

Tous secteurs confondus soit;(source Google finance)

  • sectors
  • basic material
  • capital goods
  • conglomerates
  • consumer cyclical
  • consumer non cyclical
  • energy
  • financial
  • health care
  • services
  • technology
  • transport
  • utility

Nous reviendrons sur ce classement qui est d’une grande utilité puisqu’il permet d’établir une perspective  dans la compréhension du travail. Nous avons donc un dénominateur commun qui peut être quantifiable. Sa mesure est maintenant devenue possible avec un très grand degré de raffinement. Le lien suivant donne un aperçu de diverse technologie sur le marché. Il y a bien évidemment un côté négatif dans la réalité du travail puisque l’élaboration d’un tel système implique des investissements . Nous verrons dans diverses analyses de cas qu’il est généralement difficile d’innover sans l’apport de capitaux humain et monétaire. À cette note pessimiste ajoutons ce que Darwin a déjà pensé avant, il faut s’adapter pour survivre.

Nous vous laissons avec une présentation


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VBA, Acomba et le mystère ALT 0160 du .CSV

Alors voilà quelques temps que j’ai vraiment développé un intérêt prononcé pour VBA. Dans le cadre de mes fonctions j’utilise le logiciel Acomba Suite Construction et j’ai recours à l’automatisation de mes tâches afin d’optimiser mes activités. Au demeurant, le métier  au quotidien du comptable associé à la tenue de livre est très répétitif et n’implique pas un besoin particulièrement élevé d’abstraction. Frederick Winslow Taylor a certainement eu un impact dans ma réflexion dans le besoin d’inclure l’apprentissage de la programmation dans mon cursus professionnel.

Je n’aurai pas la prétention de pourvoir à un besoin éducatif pour les débutants, Google regorge de ressource à cet effet. Il s’agit plutôt d’adopter le format de carnet que j’affectionne particulièrement, nostalgie du papier et du crayon oblige.

Je tiens aussi à souligner ma participation au cours du CFO Masqué qui m’a bien aidé dans ma compréhension du langage VBA.

Le mystère du non-breaking space dans les fichiers .CSV

Pour débuter, j’ai construis un fichier PERSONAL.XLSB afin de concentrer l’ensemble de mes macros qui sont surtout des Sub(). Il me permet à l’aide de divers modules de segmenter les diverses opérations de mon quotidien. C’est jusqu’à maintenant une façon de conserver un suivi plus ou moins cohérents. À titre d’exemple, je conserve un module Banque qui contient un Sub() pour effectuer la mise en page d’un fichier .CSV que j’utilise afin d’effectuer le suivi de mon flux de trésorerie.

Voici un extrait avec quelques commentaires. Constatez que le macro n’est pas très cohérent dans sa forme actuelle, son utilité réside dans la démonstration de la problématique du ALT 0160

Sub Banque_Quotidien()

DernièreLigne = Cells(Row.Count, 1).End(xlUp.Row) + 1 ‘ J’ai très souvent besoin de savoir la dernière ligne de ma feuille, il est possible d’utiliser

DernièreLigneConnu = Range(Range(“A5”),Range(“A5”).End(xlDown)).Rows.Count

Lorsque le point de départ est connu, dans ce cas A5. À noter que j’aurai également pu initialiser mes variables avec un autre nom. Par exemple

Dim i as Long, et l’initialiser par la suite
 i=Range(Range(“A5”),Range(“A5”).End(xlDown)).Rows.Count

Je crois que c’est un réflexe de programmeur habitué à la forme déclarer/initialiser. Cela peut s’avérer très utiliser surtout lors de la création de classe et le besoin de Get et de Set

Application.ScreenUpdating = False ‘ Augmente la vitesse d’exécution, très utile pour ‘éviter de voir dérouler la macro

Rows(“1:4”).Delete Shift:=xlup ‘ J’efface  tout simplement l’entête

Range (“A:A”) .ColumnWidth = 16.14 ‘Je modifie l’apparence de ma colonne.

Range(“F2”).FormulaR1C1 = “SUBSTITUTE(RC[-2],””ALT 0160””,””””)” ‘ Alors de loin l’aspect le moins intuitif, j’ai dû fouiller un certains nombre de forum avant de réaliser que l’espace vide est en en fait un non-breaking space qui peut être codé à l’aide de la combinaison ALT 0160, c’est très frustrant à réaliser puisque le format .CSV ne laisse rien transparaitre à première vue.

Application.ScreenUpdating = True ‘ Pour ramener le fichier à la normale

End Sub

Voilà c’était le premier billet sur l’aventure VBA


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Évaluation de services de courtage

Le texte suivant est une évaluation de services de courtage en fonction des critères suivants.

  • liquidité de 2000$
  • maximum de 10 transactions par mois
  • investissement de type actions, FNB, options, titres à  revenu fixe

Les frais de transactions ou commission ainsi que les frais de maintient auront une importance prépondérante dans l’analyse puisque qu’ils peuvent rapidement gruger les gains.

Les institutions bancaires analysées seront les suivantes

  • Desjardins
  • RBC
  • Scotia
  • Banque National
  • BMO
  • TD

Scotia itrade

  • Commission pour 30 opérations et moins de 9,99$. Des frais de 50$ sont ajoutés si la transaction est effectuée par téléphone.
  • Frais de garde de 50$ et par titre
  • Frais variable de plateforme

RBC Placements en direct

  • frais de commission de 28,95$ sous 1000 actions
  • Aucune commission perçue pour l’achat de nouvelles émissions d’actions (le cas échéant).
  • frais de tenue de compte de 25$ par trimestres soit 100$ par année

Banque National courtage direct

  • 1000 actions et moins par l’entremise des systèmes électroniques à partir de 28,95$
  • frais administration de 100$ par année
  • aucun montant minimal à déposer

TD Placements directs

  • 29$ fixes par opérations

Desjardins Disnat

  • 29$ fixes
  • 50$ pour ouverture de compte
  • Aucun frais de garde si deux transactions ou plus ont été effectuées les 12 derniers mois

BMO Lignes d’action

  • 29$ de frais fixes

 


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Les types de coûts

Le contrôle des couts est plus facile à effectuer que celui du chiffre d’affaires. Il est naturellement imputable au département de comptabilité d’être en mesure d’en effectuer l’analyse puisqu’il est  rare qu’il soit responsable des achats. L’attrait de posséder une telle information se prouvera utile au moment de prévoir des points minimums de vente et d’évaluer la rentabilité de produits spécifiques.

Il existe trois types de couts à l’intérieur de l’analyse des couts partiels. À noter que l’analyse du cout total est attribuable à la distinction entre cout direct et indirect.

  • couts fixes
  • couts variables
  • couts semi-variables (mixtes)

À titre d’exemple, les couts fixes sont attribués aux loyers et aux dépenses d’électricité. Les couts variables sont associés aux matériels et aux assurances.

Les couts mixtes sont  identifiables par leur caractère linéaire qui suggère intuitivement une constante a et une variable de cout unitaire b. À un niveau de production zéro, on retrouvera le cout fixe.

Totaux couts mixtes = a + bx

Il existe trois techniques afin de mesurer ce type de coût

  • méthode du graphique de dispersion
  • méthode des points extrêmes
  • méthode de régression

La plus efficace est la régression linéaire à condition d’avoir un nombre suffisant de donné.

Un vidéo de monsieur saïd Chermak


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Le screener de Google Finance partie 2

Voici une stratégie associée à l’utilisation du stock screener. J’utilise deux autres outils de simulation me permettant une analyse contextuelle en incluant le marché des devises et le marché des options. Il s’agit du simulateur de Forex d’Investopedia et du simulateur d’option de la Bourse de Montréal. L’inscription à ceux-ci est gratuite

L’auteur John Murphy a établi des corrélations surprenante entre divers secteurs financiers par son approche de l’approche technique inter-marché.

Le site suivant pour une brève introduction.

Stratégie Court terme,

Situation:

  • Liquidité limité
  • Horizon d’investissement à court terme
  • Tenir compte des avantages fiscaux Canadien
  • Marché Bullish
  • Risque élevé d’investissement
  • Commission de 9,95 par transaction
  • Transaction à découvert possible
  • Transaction d’option possible

Objectif

Maximiser les profits sur un court laps de temps. Assumer un risque important de capital jusqu’à 40% du montant investi.

Stratégie de recherche

  • Last Price: Effectuer une sélection entre 1$ et 5$. Un prix trop bas implique également une volatilité plus faible ce qui donnera une position difficile à liquider. Toute chose étant égale par ailleurs, le profit provenant de la vente d’une action est identique pour la variation de 1 $. En d’autres termes, une action de 34 passants à 35 et une de 2 passant à 3 est identique, mais le levier financier est plus lourd pour le premier.
  • Book value/value:Valeur positive. L’intention est de rechercher des actions sous-évaluées en fonction du prix et de la valeur comptable. Plus l’écart sera grand, plus il y aura de chance que le marché tente de s’équilibrer
  • Current ratio: Rechercher une valeur positive. Principalement utilisé pour déterminer la solvabilité de l’entreprise et éviter de sélectionner des compagnies avec des passifs élevés. Indice d’endettement élevé.
  • ROI: Valeur positive pour confirmer rentabilité des actionnaires sur les derniers 12 mois
  • Beta: Valeur positive à rechercher ce qui indiquera que l’action va suivre le mouvement du marché. Attention à cette composante puisque les Beta de Google ne sont pas calculés de façon homogène.
  • Volume: Élevé, voir le plus élevé possible pour être en mesure de liquidé la position
  • Net profit Margin(%): Valeur positive, mais pas forcément élevé. Il est fort possible que la compagnie soit dans un secteur qui procure de faibles marges ou bien qu’elle soit en démarrage.
  • Growth: Toujours recherché des compagnies qui sont en surcroissance pour le court terme. Dans le cycle de vie d’une compagnie, la croissance est un très bon indicateur pour établir si la compagnie est en croissance, maturité et déclin.

Résultat

Le stock screener nous fournit les 9 compagnies suivantes. Il est souhaitable de vérifier leur position en hausse ou en baisse afin de considérer la transaction puisqu’il faudra dégager un revenu supérieur à 99,50$ pour couvrir les frais de commissions.

 

 

 


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Le stock screener de Google Finance partie 1

Je viens de débuter l’utilisation du stock screener de Google Finance qui  est fort utile par l’ajout de filtre. Je suis toutefois dubitatif par rapport à son exhaustivité. Auparavant, j’utilisais le service de sedar.com afin d’analyse les diverses compagnies répondant à mes critères de sélection. . Voici quelques explications relativement aux nombreux filtres offerts. Dans une partie ultérieure, je passerai en revue quelques stratégies de sélection.

 

Le filtre permet de sélectionner jusqu’à 12 critères. Ils sont divisés en 9 catégories. Vous remarquerez que le secteur est divisé à partir des menus déroulants du haut.

  • Populaire
  • Prix
  • Évaluation
  • Dividendes
  • Ratio financier
  • Métriques d’opération
  • Métriques de l’action
  • Marges
  • Croissance

Je m’attarderai à certains critères puisqu’il est possible d’obtenir une brève description de ceux-ci directement sur le site. Pour de plus amples détails, je vous conseille le site suivant, investopedia.com qui est similaire à wikipedia.

Market capitalization est la valeur totale d’une compagnie sur le marché boursier. Il faut toutefois remarquer que sa valeur est en fonction des actions disponibles et du prix par action. Le prix par action est possiblement en provenance du prix au livre ce qui implique une valeur divergente avec celle du marché.  Également, il ne s’agit pas de la valeur des actions en circulation de telle sorte que c’est la valeur hypothétique d’une compagnie qui est décrite.

Le critère dividende est crucial pour les investisseurs voulant acquérir des options préférentielles fonctionnant comme des instruments financiers à taux fixes. À considérer que certaines compagnies jugeant un besoin de liquidité pour leurs activités décident de ne pas verser de dividendes afin de maximiser leurs opérations. Cette décision peut être jugée judicieuses particulièrement lorsque la compagnie est en croissance où à l’intention d’effectuer un mouvement majeur.

Les ratios financiers ne sont pas nombreux, ils sont au nombre de 11. Il sont par contre très fiables de par leur lien direct avec l’information comptable. Étudié individuellement, ils rarement utile, mais combiné ils permettent de mettre en lumière de l’information très pertinente.

Les métriques d’opération se regroupent sous l’évaluation du retour sur investissement selon divers formats. Leurs distinctions sont en fonction du dénominateur.

Les métriques des options sont particulièrement prisées par les analystes techniques. Le Beta est un indicateur du mouvement de l’action en fonction du marché, il s’avère utile lorsqu’un investisseur cherche à contrebalancer une opération que ce soit sur une vente à découvert ou pour réduire le risque de son portefeuille. Par exemple, une action avec un Beta négatif ira à l’encontre du marché. Dans un marché bull elle descendra et dans un marché bear elle augmentera. Un investisseur dans un marché bull qui recherchera une action avec un Beta négatif fera une vente à découvert.

Le dernière métrique implique le volume. Elle est cruciale pour les investisseurs actifs qui vont chercher une action qui se transige beaucoup. D’une part, elle sera plus liquide par conséquent plus facile à transiger. Également, elle sera susceptible d’être plus sensible au variations du marché ce qui impliquera un plus grand mouvement autant haussier que baissier. C’est toutefois plus stressant pour les investisseurs conservateurs.

Vidéo d’une démonstration de l’utilisation de base.

 

 

 

 

 

 


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Les distributions de probabilité communes partie 2

La distribution Binomial est associée à la probabilité de succès ou d’échec ou simplement de 0 et 1.

 

Elle est constituée de deux hypothèses

  • la probabilité p de succès est constante pour chaque expérience
  • les expériences sont indépendantes

En terme mathématique, elle s’exprime ainsi.

 f(k;n,p) = \Pr(X = k) = {n\choose k}p^k(1-p)^{n-k}

{n\choose k}=\frac{n!}{k!(n-k)!}

La formule précédente provient d’un chapitre précédent associé à la combinatoire

À remarquer que pour simuler une expérience telle que le lancé de la monnaie p = 0,5.

 

Pour mieux comprendre le sujet,

http://www.real-statistics.com/

simple avec des exemples utilisant Excel.

 

 

 

 


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Les distributions de probabilité communes partie 1

Cette section s’attarde sur 4 types de distributions

  • l’uniforme
  • binomial
  • normal
  • lognormal

Chaque type a des spécificités qui lui confèrent une utilisation particulière.

Avant de commencer leur étude, il faut comprendre la distinction entre les variables discrètes et continues. Une analogie peut faciliter la compréhension. Discrète étant le prix d’une action et continues le pourcentage de variation de la volatilité. Pour chaque types de variable, il existe deux type de fonction soit la fonction de probabilité et la fonction de densité de probabilité. Un dernier élément à retenir est l’usage de la fonction de distribution cumulative qui se doit d’être toujours égale à 1. Elle permet de cerner des points critiques.

La distribution uniforme est sans doute la plus simple à définir.

1/n

 

 

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